La mise en œuvre de l’Accord de Coopération comportait un appui au Mali dans la lutte contre la pandémie de la COVID-19. L’enveloppe globale allouée s’élève à cent vingt mille dollars des Etats-Unis d’Amérique ($120,000) sur lesquels, vingt mille dollars sont destinés aux actions d’urgence de lutte contre la COVID-19. La date de clôture avait alors été fixée au 31 mai 2021.
Un premier amendement à l’Accord a été jugé nécessaire et a été effectué pour compter du 1er juin 2021, en vue de proroger la date de clôture pour une durée de six (06) mois. Cet amendement, premier du genre, a pris fin le 30 novembre 2021.
Le 23 septembre 2020, un Accord de coopération a été négocié et conclu entre ONU-Habitat, d’une part, et le GRAD, d’autre part. Cet Accord visait l’actualisation et la mise en œuvre de projets prioritaires sélectionnés sur site, dans le cadre de la mise en œuvre de la troisième phase du PPAB (PPAB3). La mise en œuvre de l’Accord de Coopération comportait un appui au Mali dans la lutte contre la pandémie de la COVID-19. L’enveloppe globale allouée s’élève à cent vingt mille dollars des Etats-Unis d’Amérique ($120,000) sur lesquels, vingt mille dollars sont destinés aux actions d’urgence de lutte contre la COVID-19. La date de clôture avait alors été fixée au 31 mai 2021.
Un premier amendement à l’Accord a été jugé nécessaire et a été effectué pour compter du 1er juin 2021, en vue de proroger la date de clôture pour une durée de six (06) mois. Cet amendement, premier du genre, a pris fin le 30 novembre 2021. Mais face aux retards accusés, d’une part, en raison des procédures du Partenaire technique et financier et, d’autre part, à cause des dysfonctionnements de l’Equipe-pays du PPAB, les progrès enregistrés n’ont pu permettre de consommer les ressources financières mises à disposition. C’est ainsi que le deuxième amendement a été établi et signé avec effet le 1er décembre 2021 pour cinq (05) mois. Cette prorogation ayant expiré le 30 avril 2022 alors que peu de progrès ont été enregistrés dans la mise en œuvre du Projet, un troisième amendement de l’Accord de coopération a été signé le 27 avril 2022 avec effet à compter du 30 avril pour une durée de quatre (04) mois ; soit jusqu’au 31 août 2022.
De nombreuses contraintes et des dysfonctionnements, non imputables ni au dispositif de mise en œuvre du GRAD, ni aux communautés-cible du Projet, ont entravé la mise en œuvre des activités du Projet sur le site pilote de Sénou, à la périphérie de Bamako, retenu à cet effet. En vue de respecter le cadre juridique de gestion des ressources financières, le GRAD s’est vu dans l’obligation de solliciter du partenaire technique et financier une prorogation de l’Accord qui les lie. Cette prorogation a été signée pour une durée de quarante-cinq (45) jours, à compter du 1er septembre. Cette quatrième prorogation a pris fin le 15 octobre 2022.
Le présent rapport récapitule les activités qui ont été menées durant la période couverte par l’Accord de Coopération cité plus haut.
2. Rappel des objectifs du PPAB 3 :
Initié par les Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacific (ACP), le PPAB est financé par l’Union Européenne alors que la mise en œuvre est assurée par ONU-Habitat. Il vise à :
- améliorer les conditions de vie des populations pauvres dans les quartiers informels et les bidonvilles en vue de l’amélioration de l’objectif 11.1 de Développement Durable qui est intitulé : « D’ici à 2030, assurer à tous l’accès à des logements adéquats, sûrs et abordables, à des services de base et à l’amélioration des bidonvilles » ;
- renforcer les capacités de tous les acteurs urbains concernés (gouvernement au niveau national, gouvernements locaux, collectivités territoriales, ONG, OSC, habitants des bidonvilles) à travailler conjointement pour l’amélioration des conditions de vie dans les bidonvilles et la durabilité des villes.
3. Rappel du mandat du GRAD :
Le GRAD a été sélectionné pour assurer la fonction de Partenaire de mise en œuvre (PMO)..
Dans le cadre de l’Accord de Coopération dont la mise en œuvre fait l’objet du présent rapport, le GRAD est responsable de la mise en œuvre du projet, selon les termes de l’Annexe B, notamment de :
(a) de fournir une contribution en nature sous la forme de transport, espace de bureaux, temps du personnel et supervision technique ;
(b) de mettre en œuvre et de gérer le Projet selon l'approche du PPAB - y compris les questions transversales sur l'approche participative, le genre, les jeunes, la gestion axée sur les résultats, et l'environnement / le changement climatique - et d'adapter les outils du programme au contexte local, le cas échéant ;
(c) de soutenir et défendre les principes et valeurs du PPAB mentionnés ci-dessus dans la mise en œuvre des activités du Projet et pour toute autre action relative au PPAB afin de garantir la spécificité du programme, tout en s'assurant que d'éventuelles entités sous-traitantes l'appliquent aussi ;
4.2. Au niveau opérationnel : le Partenaire de Mise en Œuvre (PMO) :
Le GRAD est le PMO de la phase 3 du PPAB. Ses responsabilités sont celles définies dans l’Accord de Coopération négocié et conclu d’accord parties avec l’ONU-HABITAT. Elles sont rappelées plus haut, dans le présent rapport.
L’Accord de Coopération signé avec le Partenaire de mise en œuvre stipule entre autres :
« Le partenaire d’exécution de la Phase 3 du PPAB est censé élaborer, au cours de la phase préparatoire une stratégie définissant les moyens par lesquels les organismes communautaires – tels que les CDCs du PPAB et autres organisations communautaires éligibles situées dans les quartiers informels sélectionnés – peuvent directement agir en tant que partenaires d’exécution.
Antérieurement à toute intervention physique dans le quartier sélectionné de la Phase 3, et avec l'aide de l'équipe-pays du PPAB et des Comités de Développement Communautaire, le partenaire d'exécution de la Phase 3 du PPAB sera responsable de la réalisation d'un processus de planification et de conception participatives du quartier conjointement avec les membres de quartier sélectionné et de l'intégration des résultats de la planification et de la conception dans le Document-projet pilote de la Phase 3 (section 5.2.1) et dans la mise en œuvre du projet.
La participation directe des habitants des quartiers informels concernés dans la planification de leur propre quartier accroit la pertinence, la spécificité, la précision, la transparence et l'appropriation par la communauté des résultats de la conception et crée un environnement dynamique pour la mise en œuvre du plan. Sur la base du savoir communautaire, un plan participatif de quartier établit également un cadre qui a été convenu pour des développements futurs ainsi que la coordination des activités pouvant être réalisées par de multiples acteurs.
Le partenaire d'exécution de la Phase 3 du PPAB sera responsable de l'élaboration et de la réalisation d'une planification participative du quartier et du processus de conception qui se concentrera à la fois sur les activités spécifiques à la Phase 3 du PPAB ainsi que l'aménagement général du quartier informel.
Les tâches importantes liées à la mise en œuvre du projet-pilote de la Phase 3 que le partenaire d’exécution doit attentivement effectuer incluent :
- Contrats (y compris les contrats communautaires, le cas échéant) ;
- Acquisitions ;
- Coordination générale des activités ; et
- Rapport sur les activités (à l’équipe-pays du PPAB et l’équipe-pays du PPAB d’ONU- Habitat)
4.3. Au niveau local : les autorités communales ou les décideurs locaux :
Les autorités communales, à travers le Maire, assurent la maîtrise d’œuvre du développement dans le ressort territorial de la Commune. En conséquence, elles sont responsables de l’identification des besoins, de la conception, de la mise en œuvre, du suivi, de la coordination et de l’évaluation des actions de développement, y compris les aspects liés aux partenariats.
4.4. Au niveau communautaire : le Conseil du quartier de Sénou et les organisations communautaires de développement :
Le Conseil de quartier et les organisations communautaires sont les acteurs véritablement endogènes du développement. Ces acteurs émanent directement des ménages qui sont les ultimes bénéficiaires des actions de développement. Le Conseil est l’interface entre les ménages et les mandataires officiels du développement alors que les organisations communautaires (Comité de Développement du Quartier, Associations de jeunes, associations de femmes etc.) sont des représentants des habitants du quartier qui parlent et agissent aux noms et pour le compte de ces derniers. Les leaders des organisations communautaires sont donc des mandataires des ménages, en général, et des adhérents desdites organisations, en particulier. A ce titre, ils participent à l’ensemble des processus et activités de développement, y compris les négociations avec les partenaires locaux, nationaux et internationaux. Ils veillent à la prise en compte des besoins des populations et à la bonne mise en œuvre des interventions de développement.