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Projet d’Appui au Développement Economique Local et à la Prévention des conflits dans les régions de Gao et Tombouctou MLI/804 (UE-ADEL)

Le 31/03/2023

Dans Activites

Rencontre avec op gouya sudLe projet MLI/804 s’inscrit dans la continuité des projets RELAC I, RELAC II et ADEL en prenant en compte les recommandations de l’évaluation finale et du processus de capitalisation du RELAC Il,

à travers : (i) la consolidation des microprojets appuyés par le RELAC, (ii) la mise en œuvre de projets économiques « intégrés » portés par des associations et coopératives assez bien organisées et structurées et qui interviennent dans des zones à fort potentiel socio-économique et (iii) la mise en œuvre de nouveaux projets, portés par des associations et coopératives moins structurées mais avec un fort potentiel social étant composées principalement par des groupes et ménages défavorisés (jeunes, femmes, déplacés, réfugiés).

  1. INTRODUCTION

Le projet MLI/804 s’inscrit dans la continuité des projets RELAC I, RELAC II et ADEL en prenant en compte les recommandations de l’évaluation finale et du processus de capitalisation du RELAC Il, à travers : (i) la consolidation des microprojets appuyés par le RELAC, (ii) la mise en œuvre de projets économiques « intégrés » portés par des associations et coopératives assez bien organisées et structurées et qui interviennent dans des zones à fort potentiel socio-économique et (iii) la mise en œuvre de nouveaux projets, portés par des associations et coopératives moins structurées mais avec un fort potentiel social étant composées principalement par des groupes et ménages défavorisés (jeunes, femmes, déplacés, réfugiés).

Pour atteindre ce résultat, deux sous-résultats seront mis en œuvre :

  • SR1.1 Les projets économiques appuyés par le RELAC dans 28 communes sont rentables et créateurs d’emploi.

Le projet prévoit de consolider environ 60 des 89 microprojets appuyés par le RELAC dans les régions de Tombouctou et Gao. Le diagnostic organisationnel rapide identifiera les organisations porteuses qui nécessitent un accompagnement ultérieur et les actions à mettre en place. Cependant, les microprojets soutenus dans les périmètres irrigués villageois (PIV), qui ont donné des résultats intéressants en termes de rendements (riz) et rentabilité, feront l’objet d’un suivi particulier.

  • SR1.2 Des projets économiques sont mis en place dans 14 nouvelles communes d’intervention.

Le projet prévoit d’appuyer 45 nouveaux projets économiques, dont environ 30 projets intégrés et 15 projets économiques (2/3 et 1/3 comme recommandé par la capitalisation du RELAC) dans 14 nouvelles communes d’intervention des régions de Tombouctou et Gao (huit de la région de Tombouctou et six de la région de Gao).

II. LA MISSION DE L’ONG GRAD (GROUPE DE RECHERCHE ACTIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT) :

Suivi cs a keltabakat par agent gradLa mission confiée à l’ONG GRAD s’articule autour de trois points :

  1. Accompagner 21 associations et coopératives bénéficiaires des actions de consolidation des projets socio-économiques appuyés par le RELAC ;
  2. Identifier et accompagner les nouvelles associations/coopératives, dans 4 Communes (Bourem Sidi Amar, Garbakoira, Diré et Kaneye) ;
  3. Fournir les ressources humaines nécessaires et compétentes ainsi que les moyens logistiques adéquats.

L’ONG GRAD sera en charge de l’accompagnement des associations et coopératives bénéficiaires des actions de consolidation des micro-projets appuyés par le RELAC. Il s’agit de :

Cercle

Commune

Association/coopérative

Tombouctou

Lafia

- Association TannMataaf (kelTamouleit BT)

-Association villageoise fafadoboy d'aglal

Bourem-Inaly

-Association des jeunes jamaafooanniyaafoo de Bourem-Inaly

-Coopérative des agriculteurs de Arnasseye

-Coopérative des agriculteurs de Milala

Diré

Arham,

-Société coopérative « DIAM WOYE" d'Arham

-Société coopérative (COOP-CA) du PIV de NEMA DIADIE

-Société Coopérative (COOP-CA) des agriculteurs de Morikoira

Tienkour,

-Association des exploitants PIV Goungouballé de Tarfa)

-Association Alher (Gorfou)

Tindirma

Association des jeunes jamaafooanniyaafoo

Tingueriguef,

Association AllahidouKoundey

Kirchamba

-Association ALAFIAKA de FadjiBayendje

-Association " Fafadoboye" de Groupe Illé

-Société coopérative TARABANGOU DE KIRCHAMBA

Goundam

Goundam,

-Association KONKAN Guareye de Sossowale

-Société coopérative du périmètre maraicher des femmes de Goundam

Douékiré,

-Société Coopérative (COOP-CA) Almahi des agriculteurs de Douékiré

-Coopérative tartit nachagalan des exploitants agricoles d'AddinaKoira

-Coopérative des agriculteurs de Takoumbaout

Doukouria

Association agropastorale de kelhoussa 1 (Gouya Sud)

Goundam

KANEYE

Société Coopérative DJINEKOYE des exploitants de                                  Kaneye village

IBRIKA I

Société coopérative CA ANIMATAF des exploitants agricoles du village de Ibrika I

IBRIKA II

Société coopérative des exploitants agricoles du village de  Ibrika II

DIRE

DIRE

Société coopérative « N’gorfouhondou » de Diré

DIRE

Société Coopérative « wawi mothierey » de Téo Tawo/Diré

DIRE

Société Coopérative avec conseil d’administration « coop.CA »sambalagnon des agriculteurs de Nora/Diré

BOUREM S AMAR

HOROGOUNGOU

Société coopérative « ADIORA » des producteurs de riz, blé et mil du village de Horogoungou

HARA-HARA I

Société coopérative « Tam-Koutou » des exploitants agricoles du village de Hara-Hara1

KOIGOUR

Société Coopérative « Bibitareye » des  femmes du village de Koigour

GARBAKOIRA

KOIRATAO

Association villageoise de Koiratao

GARBAKOIRA

Société Coopérative « COOP-CA » Tarabangou de Garbakoira

KORTESAO

Société Coopérative « COOP- CA » des producteurs agricoles de Kortesao

Il s’est agi pour l’ONG GRAD de veiller à ce que les activités mises en œuvre avec les structures porteuses se déroulent telles que décrites dans la convention à services rendus, notamment pour les 21 Associations et coopératives sélectionnées dans les cercles de Diré, Goundam et Tombouctou suite aux diagnostics organisationnels dans 10 Communes plus celles des communes de Bourem Sidi Amar, Garbakoira, Diré (cercle Diré) et Kaneye (cercle de Goundam) une fois identifiées :

  • Formations en gestion des bénéficiaires ;
  • Suivi (post-formation) des formations techniques réalisées par les services techniques au bénéfice des membres des associations/coopératives ;
  • Suivi des livraisons/achats/travaux ;
  • Collecte et consolidation des indicateurs de suivi/évaluation

Et celles de Bourem Sidi Amar, Garbakoira, Diré (cercle Diré) et Kaneye (cercle de Goundam) :

  • Diagnostics organisationnels des nouvelles associations/coopératives ;
  • Etude de faisabilité des projets intégrés et économiques.
  • Formulation des conventions de mise en œuvre portant description des projets à appuyer, des actions à mettre en place, du chronogramme activités et des ressources nécessaires ;
  • Formations en gestion des bénéficiaires ;
  • Suivi (post-formation) des formations techniques réalisées par les services techniques au bénéfice des membres des
  • Associations/coopératives ;
  • Suivi des livraisons/achats/travaux ;
  • Collecte et consolidation des indicateurs de suivi/évaluation ;
  • Activités transversales.
  1. LES ACTIONS DE CONSOLIDATION DES PROJETS APPUYES PAR LE RELAC :
    1. Formations en gestion des bénéficiaires :

Aux termes de l’évaluation des OP, certaines actions de recyclage/formation ont été proposées pour la consolidation des structures, parce qu’elles constituent des réponses à des manques à combler. Elles possèdent en même temps la particularité d’avoir un lien direct avec les microprojets financés. Ces formations ont pour but de répondre de plus près aux besoins identifiés afin de maximiser les chances d’atteindre les objectifs et impacts attendus tels que décrits dans les documents de microprojets.

Ladite formation a trait :

A la gestion administrative et financière : renforcement des capacités des membres à travers des sessions de formation des comités de gestion, des comités de surveillance et des Conseils d’administration dans le domaine de leurs rôles et responsabilités, de la tenue et la conservation des documents, des supports administratifs et financiers des associations.

Il s’est agi pour le GRAD, dans une première étape de renforcer les capacités des membres clés des organes de gestion (CG, CS, CA) chargés au quotidien de la gestion administrative et financière des structures porteuses ;

Et puis, dans une seconde étape, poursuivre la formation des autres membres de ces mêmes structures de gestion dans les domaines de la gestion administrative et financière avec le but de :

  • Avoir une meilleure connaissance des outils, des règles et des procédures pour la création d’une OCB et son fonctionnement ;
  • Etre capable de définir les postes, profils et tâches des personnes impliquées à différents niveaux de la gestion des structures porteuses,
  • Mettre en place des outils et des procédures de gestion administrative financière adaptés et un bon usage par les acteurs impliqués dans la gestion des affaires des structures porteuses,
  • Etre capable d’exécuter de façon transparente les ressources financières, assurer le suivi-évaluation et le contrôle des résultats des activités des structures porteuses.

Ainsi, douze (12) sessions de formation en gestion administrative et financière ont été organisées au profit des membres clés (Président, Trésorier, secrétaire administratif, magasinier et 2 membres par comité de surveillance) par OP soit au total 126 personnes dont 14 femmes et 112 hommes, représentant les 100% des cibles.

 

  1. LA DISPENSE DES ACTIONS DE FORMATION RELEVANT DU CHAMP TECHNIQUE

Les agents du GRAD ont identifié de concert avec les membres des structures porteuses les domaines d’intérêt et les thèmes pertinents à développer, au total 23 plans de formation dont 18 pour GRAD sont prévus par les services techniques et les ONGs,  notamment en matière de formation en techniques de production du compost, en techniques culturales innovantes, en techniques de production animale, en technique d’utilisation des produits phytosanitaires, les préparatifs de la campagne des PIV, formation SRI, Formation sur les techniques de plantation d’arbre, placement des carrés et l’évaluation de la production des PIV et la mission de supervision de la campagne, la formation sur les techniques de transformation, conservation et commercialisation et la collecte de données sur la ligne de base des nouvelles OP, la formation en GAF (gestion administrative et Financière), la formation sur l’OHADA et l’accompagnement à la formalisation des associations en sociétés coopératives, techniques d’embouche et en production animale etc.

La dispense de ces formations ont été assurées dans un premier temps par les services techniques et dans un second temps par SwissContact conformément à la convention de collaboration qui la lie à Lux Dev. Le GRAD étant en charge d’en assurer le suivi.

Toutefois, des sessions de formation ont été organisées dans tous les sites abritant les projets d’embouche, pisciculture, maraichage et de riziculture.

Cette activité consiste pour GRAD de faire le suivi des formations réalisées par les services techniques concernés par le projet, elle a permis une amélioration considérable au niveau du rendement aussi bien que la gestion financière et le fonctionnement des associations/coopératives.

Les services partenaires sont :

  • DRDSES (Direction Régionale du Développement Social et de l’Economie Solidaire)
  • DRA (Direction Régionale de l’Agriculture)
  • DRPIA (Direction Régionale de la Production Industrielle et Animale)
  • DRE (Direction Régionale de l’Elevage)
  • DREF (Direction Régionale des Eaux et Forêts)
  • DRGR (Direction Région du Génie Rural)

  1. L’ACCOMPAGNEMENT DES PORTEURS DE MICROPROJETS

L’accompagnement des porteurs de projets a porté principalement sur le suivi de proximité des activités mises en œuvre avec les structures porteuses telles que décrites dans les documents de projets et selon le chronogramme défini.

Ce suivi a concerné :

  1. La recherche et l’obtention des titres d’exploitation des parcelles,

  1. Le suivi de proximité ainsi que l’analyse et la mise à jour des points faibles et points forts des structures porteuses pour leur permettre de réaliser des progrès dans le cadre de leur autonomisation, en l’occurrence l’accompagnement dans :
  • la maitrise des rôles et responsabilités (information/sensibilisation des membres des structures de gestion pour leur permettre de mieux jouer leur rôle  et de connaitre la mission et la raison d’être de leurs structures).
  •   la gestion saine (appui/conseils des membres clés dans la tenue, le remplissage des outils de gestion administrative (PV de réunion, utilisation efficace des supports financiers (Cahier de caisse, cahier de cotisation, fiche de stock et le cahier de matériel, carnets de reçus)
  • la mobilisation des ressources
  •  l’archivage et la conservation des archives et documents de gestion.

  1. La mobilisation communautaire pour accomplir les activités pour lesquelles les membres des structures porteuses se sont engagés, (aménagements des canaux d’irrigation des PIV, fixation des GMP).

  1. Le suivi de l’approvisionnement en intrants, matériels et équipements divers pour les structures porteuses tels que prescrits dans les documents de projets, ainsi que leur bonne utilisation et gestion,
  2. Le suivi des actions concourant à la mise en œuvre des activités de riziculture, de pisciculture, de maraichage et d’élevage. Le but du suivi est de (i) savoir où on en est par rapport à ce qui était prévu : (ii) avoir une image claire de ce qui se passe et (iii) améliorer les stratégies et les procédures opérationnelles des microprojets en vue d’atteindre plus efficacement et de manière plus efficiente le but et les objectifs tout en informant tous les acteurs concernés sur leur déroulement.

  1. MISE EN PLACE DES PROJETS ECONOMIQUES DANS 14 NOUVELLES COMMUNES D’INTERVENTION »

Après le diagnostic communautaire et organisationnel des nouvelles associations/coopératives ; la restitution et la validation du rapport de cartographie ; l’étude de faisabilité des projets économiques et socio-économiques, l’équipe GRAD a passé à la formulation des projets à appuyer. Le processus a été très participatif et inclusif, les 14 projets dont 02 de R2 ont été élaborés entièrement par l’ONG GRAD avec la participation des bénéficiaires et mises à la disposition de LUX-DEV.

  1. SUIVI DES LIVRAISONS/TRAVAUX

Le GRAD a participé  à toutes les livraisons de matériels et équipements notamment les intrants ( gaz oil, huile moteur, engrais, semence etc) et les machines  agricoles (GMP, motoculteur, décortiqueuse, moulin, séchoir etc) aussi bien que le suivi des travaux de réalisation de magasins, bassins de réception d’eau, canaux d’irrigation) au niveau de toutes les OP encadrées par le GRAD.

  1. DIFFICULTES RENCONTREES ET MESURES PRISES

Il n’y a pas eu de difficultés majeures dans la mise en œuvre des activités durant la vie du projet, cependant il faut noter l’insécurité localisée dans certaines communes (Bourem Inaly ; Lafia) et sur certaines routes (kabara- bourem Inaly et Tombouctou-Aglal) et aussi dans le Gourma dans la zone de la commune de Kirchamba, contraignant ainsi les agents GRAD à annuler des visites dans certains villages. De plus, les consignes de sécurité réduisent le temps d’accompagnement des bénéficiaires sur le terrain : les agents doivent respecter les règles en matière de déplacement dans les communes, ce qui implique des choix de routes, l’arrêt des activités à des heures précises pour permettre aux  agents d’être à destination avant le coucher du soleil.

Annexes